16 déc : Joseph Kabila proclamé vainqueur par la Cour Suprême de Justice

Joseph Kabila proclamé vainqueur de la présidentielle 2011 par la CSJ.
Le président sortant de la RDC, Joseph Kabila, 40 ans, a été proclamé vainqueur de la présidentielle à un tour du 28 novembre, vendredi par la Cour suprême de justice (CSJ) malgré des semaines de contestation du scrutin au plan national et international.
La CSJ a confirmé la totalité des résultats provisoires annoncés le 9 décembre par la Commission électorale (Céni) et rejetés par l'opposition qui attribuait la victoire à Joseph Kabila avec 48,95% des suffrages, devant dix autres candidats, dont l'opposant de 78 ans Etienne Tshisekedi (32,33%), arrivé second.
Ce dernier avait rejeté ces résultats et s'était autoproclamé "président élu" de la RDC.
La Cour "proclame élu à la majorité simple président de la République démocratique du Congo Monsieur Joseph Kabila", a déclaré vendredi soir le premier président de la CSJ Jérôme Kitoko, juste après avoir rejeté pour "manque de preuves" le recours du candidat et opposant Vital Kamerhe (3e avec 7,74%), qui dénonçait de nombreuses irrégularités lors du scrutin.
Sans attendre la proclamation de la CSJ, initialement prévue samedi, six pays voisins - Ouganda, Kenya, Zambie, Tanzanie, Burundi et la République centrafricaine - avaient "félicité" vendredi le président Kabila pour sa réélection. La veille, l'Afrique du Sud avait jugé "globalement OK" les élections.
M. Kamerhe dénonçait notamment des "violations intentionnelles" de la loi électorale par Céni, "la circulation illégale" de bulletins de vote avant le scrutin, des différences entre des résultats de la Céni et ceux publiés dans les bureaux de vote ou encore des scores de 100% obtenus par M. Kabila dans plusieurs bureaux de vote.
Le chef de l'Etat, qui ne s'est pas encore adressé à la nation depuis le 9 décembre, a reconnu des "erreurs" lors de la présidentielle tout en estimant qu'elles n'invalidaient pas les résultats, lors d'une conférence de presse en anglais lundi pour des médias anglophones principalement.
Il doit prêter serment mardi.
"Comme le peuple souverain a voté, il faut respecter le choix du peuple et ensuite dialoguer", avec l'opposition, a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubin Munaku, en faisant part de sa "joie" après la réélection du chef de l'Etat.
En 2006, il avait largement devancé (58,05%) au second tour le vice-président Jean-Pierre Bemba, devenant alors le premier président de RDC élu au suffrage universel direct.
Le résultat provisoire des législatives, qui se sont déroulées avec la présidentielle, est attendu mi-janvier. Le double scrutin a débuté un cycle d'élections (provinciales, sénatoriales, locales) qui doit se poursuivre jusqu'à l'été 2013.